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Quel est l’avenir de la mobilité domicile-travail ?

Démocratisation du télétravail, moyens de transport plus frugaux, essor du covoiturage, relocalisation de certaines entreprises en province, recours au coworking… Vous n’êtes pas sans savoir que la crise sanitaire a fait évoluer les mentalités et les priorités liées à la mobilité domicile-travail. Chef d’entreprise ? Vous faites en sorte d’adapter votre politique de mobilité pour répondre aux attentes de vos collaborateurs. Salarié ? Vous accordez chaque jour davantage d’importance aux mesures d’aide à la mobilité domicile-travail prises par votre employeur. Ça tombe bien, les options ne manquent pas pour s’engager sur la voie de la mobilité de demain. Explications dans cet article. 

 

Par Nicolas - Publié le à 12/07/2021

Lecture : 3 min


Mobilité domicile-travail

Un contexte bouleversé par la crise sanitaire

Les entreprises et les collectivités sont en train de prendre la mesure du phénomène : la crise sanitaire et les différents confinements ont accéléré certaines tendances déjà à l’œuvre : le télétravail, le boum des mobilités douces avec notamment les vélos et trottinettes électriques, l’essor du covoiturage, une volonté de se mettre au vert en quittant les grandes villes…  

Un défi de taille pour les entreprises qui sont nombreuses à revoir leur politique de mobilité afin de répondre aux attentes des collaborateurs.

Le succès des mobilités douces

Plusieurs études ou articles parus pendant la crise sanitaire montrent que les salariés veulent davantage de contrôle sur leurs choix de mobilité. La tendance est à la frugalité c’est-à-dire aux déplacements indispensables. Dans une enquête de Forum Vie Mobile qui date d’avril 2020, 53 % des sondés n’avaient rien contre un « rationnement des déplacements », ce qui souligne bien la volonté de réduire les trajets domicile-travail au strict nécessaire.  

Dans le même temps, un autre article publié par Deloitte, Crise du Covid-19 : une occasion de redonner à la mobilité une orientation soutenable, insistait sur le fait que la mobilité individuelle risquait au moins temporairement de prendre le pas sur la mobilité collective en vertu des principes de distanciation sociale. Ce qui ne veut pas forcément dire que les salariés privilégient la voiture individuelle. En ville, au contraire, ils optent de plus en plus pour des mobilités douces et pas ou peu polluantes comme la marche, le vélo ou la trottinette électrique. D’après les chiffres de l’Union Sport et Cycles, entre mai et août 2020, les pistes cyclables ont affiché 67 % de vélos de plus qu’en 2019 ! Pas étonnant que les municipalités aient vite réagi avec la mise en place des désormais fameuses « coronapistes » !   

Pour répondre à ces nouvelles attentes, les entreprises ont un bel atout dans leur manche : le Forfait Mobilité Durable c’est-à-dire une aide pouvant aller jusqu’à 5001 euros par an et par salarié pour permettre aux collaborateurs de se rendre au travail en covoiturage, en vélo, en transport public (hors abonnement) ou via les services de mobilité partagée.  

L’essor du covoiturage

Avant la pandémie, le covoiturage s’installait doucement dans les mœurs, notamment pour les trajets entre le domicile et le lieu de travail. Une tendance prometteuse pour l’environnement quand on sait que 70 % des déplacements domicile-travail se font en voiture, avec généralement une seule personne à bord. Les pouvoirs publics en ont fait une priorité : en 2019, Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, annonçait vouloir multiplier par trois la part du covoiturage domicile-travail en cinq ans !  

Les entreprises s’y intéressent également dans le cadre de leur politique de mobilité durable : si plusieurs collaborateurs partagent un même véhicule pour réaliser le trajet domicile-travail, cela permet de limiter les émissions de gaz à effet de serre. Et, cerise sur le gâteau, de renforcer l’esprit d’équipe. Les gestionnaires de flotte seront quant à eux sensibles à la baisse des dépenses liées au carburant et à l’entretien des véhicules.  

Des voitures toujours plus respectueuses de l’environnement

Prime à la conversion en cas d’achat d’un véhicule propre, multiplication des zones à faibles émissions (ZFE), augmentation significative des immatriculations de véhicules électriques… Autant de signes révélant une tendance de fond : le remplacement à long terme de la voiture thermique par des véhicules électriques, hydrogènes ou hybrides rechargeables. 

Les entreprises ne sont pas en reste et de nombreux gestionnaires ont d’ores et déjà entamé le verdissement de leur flotte de véhicules. Une façon efficace de réduire l’empreinte carbone de l’entreprise tout en faisant, à long terme, des économies sur les pleins de carburant et l’entretien des véhicules.  

La formation d’éco-conduite est également très populaire auprès des gestionnaires de flotte : elle invite les conducteurs à adopter une conduite plus souple, synonyme de plus de sécurité et d’économies de carburant. 

Travail hybride, délocalisation et coworking

On le sait, avec la crise sanitaire le télétravail est entré dans une nouvelle ère. Fortement apprécié par les Français (une étude Deskeo montre qu’ils étaient 62 % à vouloir en faire encore plus après le premier confinement) qui apprécient le temps gagné dans les transports, il n’y aura pas de retour en arrière. D’ailleurs, de plus en plus d’entreprises mettent en place une organisation du travail hybride, subtil équilibre entre le présentiel et le distanciel. L’enquête Work Reworked révèle ainsi que 90 % des dirigeants sont prêts à adopter durablement le travail hybride.  

Autre tendance de fond qui répond au besoin des salariés de se « mettre au vert » ou de profiter de davantage de liberté pour organiser leur travail : la délocalisation de certains bureaux en province et/ou la location d’espaces de coworking par les entreprises.  

Le boum du télétravail, la mise en place d’organisations hybrides, le déménagement de nombreuses entreprises en province ou encore l’option coworking sont autant de tendances qui demandent à l’entreprise d’adopter une politique de mobilité particulièrement souple et réactive.  

 

 


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