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Le développement durable au cœur des enjeux de la mobilité professionnelle

Gestion de flotte > Services et équipements

L'éco-mobilité ? Elle est au cœur de la stratégie d'un nombre croissant de gestionnaires de flotte, en raison d'une impulsion toujours plus forte donnée par les pouvoirs publics. Verdissement du parc de véhicules, réflexion sur les trajets domicile-travail... Tous les déplacements sont pensés sous l'angle du développement durable. Avec, à la clé, de nombreux atouts environnementaux, sociaux et économiques.

 

Par François - Publié le 23/12/2020

Lecture : 4 min


Femme qui se déplace en ville à trottinette

Une loi qui favorise le développement de l’éco-mobilité

C’est un tournant majeur qui s’annonce dans l’histoire des transports en France. A l’horizon 2040, la commercialisation des véhicules thermiques (essence et diesel) sera stoppée. Introduite par la Loi d’orientation des mobilités de 2019, cette rupture va avoir, dans les années qui viennent, un impact direct sur la stratégie des gestionnaires de flotte. 

Pour préparer l’ère de « l’après thermique », cette nouvelle règlementation invite en effet les entreprises à verdir progressivement leur flotte lorsque celle-ci compte au moins 100 véhicules particuliers légers (inférieurs à 3,5 tonnes). Les renouvellements de parc devront ainsi intégrer 10 % de véhicules à faibles émissions dès 2022, 20 % en 2024, 35 % en 2027 et 50 % à partir de 2030. Des quotas sont également prévus pour les flottes de véhicules utilitaires légers.

Le développement du mix énergétique va donc rapidement prendre de l’ampleur dans les entreprises avec une présence accrue des véhicules électriques et GNV (Gaz naturel pour véhicules). Ce faisant, les gestionnaires de flotte vont s’engager résolument dans une tendance de mobilité durable, qui représente pour eux un enjeu-clé des prochaines années. Un objectif qui devra en outre leur permettre de répondre aux exigences environnementales, économiques et sociales qui leur font face.

Réduire son empreinte écologique : de nombreux atouts pour l’entreprise

L’intégration de véhicules peu polluants ou zéro émission à leurs flottes représente tout d’abord, bien évidemment, un plus pour l’environnement. Cette transition énergétique fait d’ailleurs écho aux mesures des collectivités locales visant à réduire les émissions, réduisant ainsi la pollution de l'air. Nombre d’entre elles (Paris, Grenoble, Strasbourg…) déploient sur leur territoire des Zones à faibles émissions (ZFE) afin de limiter l’accès aux véhicules les plus polluants. Des espaces où les véhicules électriques ou GNV peuvent circuler librement.

Positif pour l’environnement, le verdissement de la flotte représente également un atout sur le plan social. Il améliore ainsi notamment le confort et le bien-être des conducteurs de poids lourds GNV. Le bruit de ces véhicules est en effet réduit de moitié par rapport aux modèles diesel. De quoi leur permettre par exemple de rouler fenêtre ouverte, sans gêne, lorsque le temps le permet. C’est également une évolution positive pour les citadins : rouler au gaz réduit drastiquement la pollution sonore lors du passage d’un camion.

La transition énergétique vers l'éco-mobilité a également des conséquences positives sur le plan économique. Tout d’abord parce qu’elle permet de s’affranchir des contraintes imposées au sein des ZFE. Les déplacements en zone urbaine sont donc optimisés, sans détour ni consommation de carburant supplémentaire. Autre atout : la consommation d’une voiture électrique est, selon plusieurs études, inférieure à celle d’un modèle thermique. Le coût d’un véhicule électrique est trois fois inférieur à celui d’un modèle thermique sur 100 km. Une bonne nouvelle pour le TCO (Total cost of ownership) de la flotte. Enfin, le passage aux énergies alternatives permet à l’entreprise de bénéficier de nombreux dispositifs financiers et fiscaux (bonus écologiques, récupération de la TVA…).

Ville et mobilité durable : le verdissement des transports domicile – travail

La mobilité durable, au cœur de la stratégie des entreprises ? De fait, elle trouve aujourd’hui des déclinaisons bien au-delà du seul renouvellement des voitures et autres véhicules de sa flotte. Elle peut ainsi concerner les déplacements domicile-travail des collaborateurs. Depuis la loi d’orientation des mobilités de fin 2019, le sujet fait partie des thèmes de négociations obligatoires à mener dans les entreprises de plus de 50 salariés sur un même site - un plan de mobilité employeur devant être obligatoirement établi en absence d’accord.

Différentes mesures pourront être adoptées pour réduire l'importance de l'automobile individuelle, favoriser l'usage des modes de transports vertueux et développer les solutions alternatives s'inscrivant dans les plans climat et dans les nouveaux défis liés aux changements climatiques : mise à disposition d’une flotte de vélo à assistance électrique, implantation d’un garage à cycles, incitation au covoiturage, prise en charge des frais de transports personnels des salariés à travers le forfait mobilités durables

Des initiatives concernant les trajets professionnels peuvent également être prises dans le cadre du plan de mobilité employeur, comme la mise en place d’un système de navette d’entreprise vers les destinations les plus fréquentes des salariés, là encore pour limiter le recours à la voiture individuelle. Autre exemple : le déploiement d’une politique d’autopartage avec mutualisation des véhicules entre plusieurs entreprises implantées sur un même site. Autant d'options à disposition pour des modes de transports plus pratiques au quotidien.

Forfait mobilités durables : une prime au service de nouveaux modes de déplacements

Défini dans le cadre de la LOM, le Forfait mobilités durables a vocation à accompagner le recours généralisé à de nouveaux usages pour les trajets domicile / travail. Transports en commun, vélos, scooters ou trottinettes électriques, système de free-floating très en vogue pour la mobilité locale... De nombreux services sont éligibles à ce dispositif d'aide exonéré de charges que l'employeur peut proposer à ses salariés. Concrètement, cette aide s'élève actuellement à 400 euros par an et par salarié, et sera revalorisée à hauteur de 500 euros dès le 1er janvier 2021. Bon à savoir : les indemnités autres versées en remboursement des abonnements de transport peuvent être cumulés avec le Forfait mobilités durables, à condition de respecter le plafond maximum de ce dernier.

Plan de mobilité durable : une approche positive pour la compétitivité de l’entreprise

Là encore, ces mesures ont vocation à agir sur les trois piliers de la durabilité. Elles concourent à la préservation de l’environnement en réduisant les émissions grâce aux mobilités douces, à la mutualisation des transports et en favorisant une meilleure gestion des flux urbains et de la mobilité locale des personnes. Ces actions sont également synonymes d’avancées sociales. Le travail réalisé sur les trajets domicile-travail permet de prendre en compte les besoins des salariés et de renforcer leur bien-être. Ce peut être aussi un moyen de préserver leur santé, en favorisant par exemple l’usage du vélo, l’exercice physique est encouragé.

Les conséquences sont également positives sur le plan économique. Fédérateurs, les projets de mobilité durable renforcent la cohésion d’équipe, la fidélité des collaborateurs et, in fine, la performance de l’entreprise. Ils constituent aussi un élément d’attractivité pour les futurs collaborateurs de plus en plus sensibles à l'équilibre environnement professionnel / cadre de vie. Dans le même temps, les mesures prises permettent à la société de développer son engagement RSE et de se démarquer des autres acteurs du même secteur sur le marché du travail. Un facteur stratégique non négligeable de plus en plus pris en compte par les partenaires et clients, notamment dans le cadre des appels d’offre.

 


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